Par Rocka Rollin LANDOUNG, Spécialiste national en communication des projets SENI Plus & HeSP
MONGOUMBA (Lobaye), 6 septembre 2026 — Des consultations publiques sont actuellement menées à Mongoumba, dans le sud-ouest de la République centrafricaine, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de sécurité sanitaire (HeSP), lancé le 24 mars dernier sous le très haut patronage du président de la République, le Professeur Faustin-Archange Touadéra.
Cette série de consultations vise à associer les différentes parties prenantes au processus de mise en œuvre du projet et à recueillir leurs préoccupations, leurs attentes et leurs recommandations, afin de mieux prendre en compte les réalités locales.
Les échanges s’inscrivent notamment dans le cadre de l’élaboration des différents documents environnementaux et sociaux requis par la Banque mondiale pour accompagner la mise en œuvre du HeSP. Parmi ces documents figurent le Plan de mobilisation des parties prenantes (PMPP), le Plan de gestion de la main-d’œuvre (PGMO) et le Cadre de gestion environnementale et sociale (CGES).
Le processus porte également sur le Plan d’action de prévention et de réponse aux violences basées sur le genre (VBG), à l’exploitation et aux abus sexuels (EAS) et au harcèlement sexuel (HS), ainsi que sur le Plan en faveur des peuples autochtones, destiné à garantir la prise en compte de leurs besoins, de leurs préoccupations et de leurs spécificités dans la mise en œuvre des activités du projet.
À Mongoumba, une consultation sous forme de groupe de discussion a ainsi été organisée avec des représentants des populations autochtones. Les échanges ont permis aux participants de faire part de leurs craintes, de leurs attentes et de leurs recommandations concernant les interventions envisagées dans le cadre du HeSP.
Les équipes chargées des consultations ont également rencontré les autorités locales, ainsi que le personnel de santé, afin de recueillir leurs contributions et de mieux identifier les réalités, contraintes et enjeux auxquels les acteurs locaux sont confrontés.
« L’objectif général est d’échanger avec les différentes parties prenantes afin de recueillir leurs craintes, leurs attentes et leurs recommandations pour la mise en œuvre de ce projet », a expliqué une responsable participant au processus de consultation.

À travers cette démarche participative, le programme HeSP entend renforcer le dialogue avec les communautés et les acteurs locaux et faire en sorte que leurs préoccupations soient prises en compte dans les différents documents de planification et de gestion environnementale et sociale du projet.
Ces consultations constituent ainsi une étape importante dans la préparation de la mise en œuvre du programme, en permettant d’identifier en amont les risques sociaux et environnementaux, mais aussi les mesures susceptibles de favoriser une participation inclusive des populations concernées.
Programme quinquennal, HeSP vient en remplacement de REDISSE IV, dont il assure la continuité des efforts en matière de renforcement de la sécurité sanitaire. Il a été officiellement lancé le 24 mars 2026, sous le très haut patronage de Son Excellence le Professeur Faustin-Archange Touadéra, Président de la République, avec pour ambition de renforcer durablement le système de santé centrafricain, notamment ses capacités de préparation et de réponse aux urgences sanitaires.




